mercredi 30 novembre 2016

Mexique 1900 - 1950 Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes

Mexique (1900–1950)

Ça foisonne, ça bouillonne, ça éclate en formes et en couleurs. Des artistes qu'on connaît mal et plein d'autres qu'on ne connait pas du tout, avec nos œillères centrées sur l'Europe.



Culture locale + peinture moderne = une identité puissante, intrigante, par ex Femmes de Tehuantepec-1939 (Rufino Tamayo 1899-1991)
Miguel Covarrubias (Harlem, Clark Gable vs Edward, Prince of Wales, Ion Antonescu (Rumenian Quisling)... Partout une surprise, une découverte, une interrogation

Ion Antonescu



samedi 26 novembre 2016

L'œil de Chtchoukine


Derain
Derain, Cagnes-sur-Mer

Tournesols, Gauguin

mardi 22 novembre 2016

Le Gué, Gauguin


L'Aqueduc, Cézanne

Picasso
L'époustouflante collection Chtchoukine
(Pour mémoire, il y en a tellement).
Mes préférés :
Matisse,  Jardin du Luxembourg
Derain, Port-Vendre
Matisse, Collioure
Cézanne, Sainte-Victoire
Matisse, Bois de Boulogne
Derain, (le bois/les arbres)
Cézanne, L'Aqueduc
Derain, Ancien quartier de Cagnes
La salle des Gauguin : Ne travaille pas, Tu es jalouse ? Tournesols, Paysage avec cheval sur le chemin (Le Gué)
Picasso, L'absinthe
Cézanne, Dame en bleu
Matisse, Dame en vert
La salle des Matisse : Chaise avec tenture, les 2 tableaux de poissons, le grand rouge avec femme, table et fenêtre, Nature morte
Natalia Gontcharov , Cueilleurs de pommes
Malevitch, Paysage avec seaux
               Baigneur 

Et
James Paterson, Le Château enchanté


James Paterson, Le Château enchanté

jeudi 17 novembre 2016

Klavdij Sluban

http://www.academie-des-beaux-arts.fr/prix/photo/klavdij_sluban.asp
Jusqu'au 20 novembre

Ce photographe est absolument génial parce que ses photos s'imposent par leur puissance et évidence, et en même temps, on n'est jamais exactement sûr de ce qu'on a voulu voir. Elles offrent une marge d'incertitude, d'interprétation, et une puissance captivante, peut être justement pour cette incertitude.Quelque chose d'exceptionnel se dégage, qui relève a la fois de l'éternité et de l'instantané, de la densité et de l'évanescence, de l'abstraction et de la matérialité, de l'évidence et de l'intranquillité (et une puissante noirceur qui évoque Soulages)

dimanche 6 novembre 2016

Palais de la Porte Dorée, ex Musée des Colonies





http://www.palais-portedoree.fr/fr/decouvrir-le-palais/larchitecture-du-palais-de-la-porte-doree
cf à propos Jean Dunand : en 1931, il crée, pour la bibliothèque du musée des Colonies, un ensemble de panneaux de laque à décors animaliers et végétaux aujourd’hui dispersé.

dimanche 30 octobre 2016

Captain fantastic : ridicule

La civilisation du "Nature camp" érigée au rang de... de quoi, d'ailleurs ? Que c'est long et qu'il en met du temps à épuiser tous les clichés sur la confrontation nature-culture, à effleurer les questions sur l'éducation, la consommation, le conformisme social. Ce captain à la tête de l'escouade de ses enfants qu'il construit à la dure, pour la survie, tout en ayant soin de les nourrir de lectures éclectiques, et de conversations pédagogiques édifiantes, non sans oublier d'être un père typiquement américain, guitare et chants au coin du feu de camp... m'a profondément ennuyée. L'incursion dans le monde normal est elle aussi riche de scènes prévisibles et éculées, et le final qui n'en finit pas : toujours ridicule. Je n'en reviens pas que ce film ait tellement de succès.

samedi 29 octobre 2016

Toujours dans The Color Line

 

Origin of the Universe I, 2012, Mickalene Thomas

The Color Line, Musée du Quai Branly

"À l'orée du XXe siècle, William Edward Burgardt Du Bois, premier théoricien noir américain de la ségrégation raciale, professait que «le problème du XXe siècle serait le problème de la ligne de partage des couleurs» (Les âmes du peuple noir, 1903) . Cette «Color Line», ligne de démarcation symbolique qui sépare l'Amérique en deux couleurs - et deux peuples - de la fin de la Guerre de Sécession à aujourd'hui..."

= dans le Figaro : http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2016/10/11/03015-20161011ARTFIG00022-exposition-the-color-line-l-egalite-par-l-art.php

Il faut vraiment voir cet ensemble passionnant et foisonnant qui explore sous toutes leurs coutures 150 ans d'histoire de l'Amérique noire dont on connaît vaguement quelques grandes lignes, plutôt récentes (après les années 50)? Ça mérite au moins 2 heures.

(Ce n'est pas  significatif de montrer une ou deux photos - en plus, il y en a plein qu'il est interdit de photographier).
Reginald A.Gammon
I AM A MAN


Le truc bizarre, c'est cette nouvelle appellation Africains-Américains. Politiquement correct. Afro-américain, ça ne se dit plus apparemment. Ça donnerait quoi, chez nous, les descendants d'ailleurs ? les italiens-français, les allemands-français, les russes-français, les algériens-français, les marocains-français  etc ? Ça me paraît louche.




mardi 25 octobre 2016

Poesia sin fin, Alexandre Jodorowsky



Enfin un grand film ! C'est peut-être moins brut que La Danza de la Realidad, brut au sens d'émotions fortes traduites en images fortes d'une construction quasi surréaliste, mais c'est le même principe qui est à l'œuvre, et j'ai été en joie dès que j'ai vu les premières images, qui renouaient avec celles de la Danza... et qui renouaient avec le charme, façon raptus amoureux, que ce film avait exercé sur moi. Parce que je tombe amoureuse de ces films de Jodorowsky qui palpitent de toute part (ainsi, j'ai été complètement séduite par Dune et le charme mégalomaniaque de la narration de ce projet non abouti de Jodorowsky).
Je suis donc allée voir Poesia sin fin sans me renseigner, comme d'habitude, je préfère arriver sans idée préconçue, je ne savais même pas que c'était le 2ème volet. Donc, j'étais en joie dès que j'ai vu les premières images, qui me ramenaient à la fin de Danza... J'avais l'impression de retrouver des amis qui n'avaient pas fini de me raconter leur histoire. Je me réjouissais de renouer avec l'intensité des souvenirs, des sensations, des émotions, l'impression d'être en prise directe avec l'âme d'un adolescent, et l'admiration éberluée pour la prouesse que ça représente de restituer l'intensité de ses émotions, et de les organiser dans une espèce de chaos baroque, super construit et super libre à la fois. Je me suis donc tout de suite laissée embarquer, séduire, charmer, étonner, réjouir par les propositions de Jodorowsky entre l'adolescence et l'âge d'homme.
C'est bizarre, parce que c'est toujours de danse qu'il s'agit, ce drôle de rythme où Jodorowsky nous promène de rencontre en péripéties, c'est une dynamique bizarre de promenade visuelle, d'évocations, de sidérations, d'éberluements, d'estomacades, d'inventions déroutantes, surprenantes, émouvantes, réjouissantes : l'image du bateau qui s'éloigne, le moment où l'on dénude la voleuse, l'ambiance hiératique et étrange du Iris Bar, le barnum des réunions de famille, la tentative de transmission des valeurs familiales par le violon, l'oncle abruti, l'enfermement du cousin, les artistes, les poètes, l'étrange muse, et toujours la violence absolue de ce père et le mystère de cette mère enfermée dans son mariage, son chant et son corset. Et puis il y a les êtres hors norme, muses, nains, marionnettes, les fêtes, le cirque, la dictature, le carnaval... et les apparitions de Jodorowsky, le grand maître, le réconciliateur, le modérateur, celui qui regarde ça de "maintenant" alors qu'il est en train de transformer sa vie en œuvre d'art. Bref, c'est magique.

http://marsenavril.blogspot.fr/search?q=dune

http://marsenavril.blogspot.fr/2014/01/la-danza-de-la-realidad.html

vendredi 21 octobre 2016

Bernard Buffet au MAMVP

Pourquoi n'y en a-t-il pas davantage dans cette inspiration ?

C'est très paradoxal, cette exposition. Bernard Buffet est assez incernable, à se balader entre la standardisation de la production, et des merveilles, ici ou là.

Tristesse de Bernard Buffet

Paysage de neige, Pontoise, l'église Saint-Maclou

mercredi 19 octobre 2016

Vivipares (posthume) au théâtre de la Bastille. Céline Champinot

D'accord, c'est foutraque, d'accord, c'est plein de références et d'idées, d'accord, la scène est agencée en vaste foutoir, comme une malle aux accessoires géante pour jouer à être ceci et cela, à être ici et ailleurs. D'accord, les actrices sont excellentes, mais leur exercice de virtuosité potache lasse. On en a marre qu'elles se réincarnent en avatars de David Bowie, Bukowski et Judy Garland. On en a marre du chalet suisse hypothéqué et du fjord norvégien. On en a marre de cette avalanche de références. Leur errance géographique et verbale finit par peser. La scène du radeau (des méduses) est spécialement interminable. Et le chien, qui a beaucoup de talent, abuse de son cabotinage. Couché, le chien !
Dommage qu'il n'y ait pas eu un peu plus de rigueur pour les calmer et les canaliser; trop d'effets tue l'effet. Ça aurait pu être très bien.

mercredi 28 septembre 2016

Juste la fin du monde

Xavier Dolan. Quelle déception. Une outrance de plans esthétisants, une musique envahissante (bon, d'accord, ils n'arrivent pas à communiquer), un abus de gros plans sur les visages, beaucoup de bruit pour ne pas dire grand chose (je sais, c'est le sujet du film, ils n'arrivent pas à communiquer). C'est vrai qu'ils doivent jouer le non dit, le malaise, l'impossibilité de se parler, sauf pour échanger des rien du tout. Chacun est bouclé dans sa sphère, les acteurs sont excellentissimes, heureusement, épinglés en train de se débattre dans ces tranches de vie épaisse et vide, sauf Gaspard Ulliel qui abuse de sa belle gueule mutique. La scène en voiture est particulièrement intense (même si le personnage de Cassel donne un peu beaucoup dans la caricature).
Bref, c'est une juxtaposition de tranches de mal-être en famille magistralement interprétées avec pas mal de longueurs (et une image finale d'une symbolique plutôt lourdingue).

lundi 19 septembre 2016

Jardin du Mobilier National (Gobelins)



Jean Lurçat, Au seul bruit du soleil, expo aux Gobelins

M.Bomsel 1926 (peinture)

Trafalgar (tapisserie)

Tapisserie, détail de...


Au seul bruit du soleil, exposition aux Gobelins de l'œuvre de Jean Lurçat, "dont le rôle a été déterminant dans l’histoire de l’art et la renaissance de la tapisserie au XXe siècle".
Quelle chance d'avoir découvert, le dernier jour, grâce à la Journée du patrimoine, cette exposition et ce créateur :
http://www.mobiliernational.culture.gouv.fr/fr/expositions/expositions-precedentes/51/jean-lurcat-1892-1966
Son œuvre de céramiste aussi est extraordinaire.


Jean Lurçat céramiste