dimanche 24 janvier 2016

Carol

Todd Haynes. La bourgeoise upper class peut-elle aller à l'encontre de sa nature (lesbienne) au risque de perdre sa fille ? La modeste jeune fille peut-elle trahir son fiancé et sa classe (employée de magasin) en devenant photographe et lesbienne ? Naissance du trouble, éclosion de l'amour, coups bas du mari, renoncement, renaissance, fin. Ce n'est pas parce Cate Blanchett joue très bien la bourgeoise glamour, majestueusement brushée et envisonnée, ce n'est pas parce que la jeune Thérèse (Rooney Mara) est charmante et délicieuse, ce n'est pas parce qu'il y a une belle reconstitution des décors chics et des ambiances années 50 que ça fait un film. C'est tout en retenue, certes, mais c'est surtout très convenu, guimauve, limite gnangnan (même si replacée dans l'époque, l'histoire est scandaleuse) et très très lent. Une fois qu'on a compris - assez vite- le film s'étiiiire. Quel ennui. Et là-dessus, la musique qui souligne insupportablement les moments d'émotion (pour ceux qui n'auraient pas compris). Ce que je préfère : les belles voitures américaines d'époque.

1 commentaire:

  1. Confirmation de ce que je pressentais. Merci, j'économise pour un meilleur film.

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