samedi 28 février 2015

Le Dernier loup


Feng Shaofeng
Jean-Jacques Annaud.
J'aime les beaux paysages vides, les grands espaces et le culte de la nature, ou plutôt, l'idée d'une harmonie entre chaque élément de l'univers (l'herbe, le vent, les moutons, les loups et les hommes). J'aime l'histoire de cette tribu mongole confrontée à l'irruption des étrangers (le parti, les jeunes instruits) et j'aime ces belles images de nature, les courses éperdues de chevaux, de gazelles, de loups, j'aime le culte de Tengri et le mystère de ces loups de la steppe. La crainte et le respect qu'ils inspirent, leur beauté, leur intelligence, et leur intelligence sociale. Bref, j'ai bien aimé ce film grand public, à grand spectacle, complètement dépaysant, et qui raconte, avec de beaux morceaux de bravoure, la tristement banale histoire de la "civilisation" prédatrice à la conquête des territoires vierges et des cultures ancestrales. Avec un gentil héros, et une typologie des  personnages qu'il faut là où il faut. Mais il faut bien ça pour raconter cette belle et triste histoire. Ecrite par celui qui l'a vécue et en a tiré un roman, best-seller en Chine. (Et l'on découvre donc que les Chinois aussi peuvent avoir la fibre écolo et la nostalgie des mondes qui disparaissent.)

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